Quelques jours après l’adoption du plan antipollution par le Conseil de Paris, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a confirmé que les véhicules mis en circulation avant 1997 seront interdits de circulation dans la capitale à compter du 1er juillet 2016.

Sont concernés depuis juillet 2015, les camions et autocars immatriculés avant octobre 2001 et d’ici juillet 2016 les voitures immatriculées avant janvier 1997 – soit une voiture sur sept à Paris selon la mairie – et les deux-roues enregistrés avant 2000. Ces restrictions de circulation ne s’appliqueront pas le week-end et la nuit entre 20h et 8h. Entre 2017 et 2020, l’interdiction deviendra totale pour certains véhicules et sera étendue à des modèles plus récents, jusqu’aux voitures diesel immatriculées avant 2011. Dans cinq ans, « seuls les véhicules pastillés » (ceux qui afficheront la fameuse pastille verte), pourront circuler dans la capitale a, par ailleurs, indiqué Anne Hidalgo.

La FFVE (Fédération Française des Véhicules Anciens) dont l’action première est la défense des intérêts des collectionneurs de véhicules anciens, est montée au créneau, demandant un aménagement visant à permettre la circulation dans la capitale pour les véhicules de plus de 30 ans immatriculés avec une carte grise collection. Cela constituerait une première avancée qui semble possible d’ici au 1er juillet.

Pour d’autres, l’action de la FFVE ne va pas assez loin et la grogne gagne du terrain au travers de diverses pétitions pas toujours bien renseignées ni forcément bien relayées. On en compte pour l’heure pas moins de 3, dont l’une semble émerger puisqu’elle a dépassé le cap des 6000 signatures avec une forte médiatisation : Pour que les voitures anciennes puissent circuler à Paris après le 1er juillet 2016 

Les réseaux sociaux commencent également à s’agiter avec notamment un groupe sur Facebook regroupant plus de 8500 membres : Paris pour tous

A quelques semaines de l’échéance, toutes les initiatives et toutes les signatures sont bonnes à prendre, que vous soyez collectionneur ou simple amateur, parisien ou provincial, il ne faut pas oublier que la mobilisation contre ce projet pourrait empêcher les restrictions de gagner les autres villes de France.